← Guides
Guide

Travailleur frontalier Belgique Pays-Bas : guide employeur

Par Publié le 14 min de lecture

Chiffres vérifiés le

travail aux Pays-Bas : ONSS néerlandaise
25 %
travail aux Pays-Bas : ONSS néerlandaise
télétravail : ONSS belge sous
50 %
télétravail : ONSS belge sous
mois par demande télétravail à l'ONSS
12
mois par demande télétravail à l'ONSS

Un travailleur frontalier Belgique Pays-Bas habite aux Pays-Bas et travaille pour votre entreprise en Belgique, ou l'inverse. S'il travaille uniquement en Belgique, la sécurité sociale belge s'applique et vous payez l'ONSS comme pour tout travailleur. S'il travaille aussi aux Pays-Bas, par exemple depuis son domicile, la part décide : à partir de 25 % de son temps de travail aux Pays-Bas, il relève entièrement du régime néerlandais. Pour l'impôt, le salaire suit le lieu où il travaille. Vous trouverez ci-dessous ce que vous réglez par domaine.

Qui est travailleur frontalier entre la Belgique et les Pays-Bas ?

Le règlement 883/2004 appelle travailleur frontalier toute personne qui travaille dans un État membre mais réside dans un autre, et qui y retourne en principe chaque jour ou au moins 1 fois par semaine. Pour un employeur de Gand ou du Meetjesland, c'est souvent un travailleur de Sluis, Terneuzen ou Hulst. Ce peut aussi être un Belge parti s'installer de l'autre côté de la frontière. Pour les règles de désignation du règlement, ce qui compte est l'endroit où il habite et celui où il travaille.

Trois questions déterminent la suite :

  • Quelle sécurité sociale s'applique ? Le règlement européen décide, pas votre contrat.
  • Quel pays peut imposer le salaire ? La convention fiscale entre la Belgique et les Pays-Bas décide.
  • Quelles formalités faites-vous ? Dimona, déclaration, attestation A1 et éventuellement un permis de travail.

Un frontalier ordinaire qui vient chaque jour à Gand est un cas simple. Cela se complique dès qu'il exerce une partie de son travail aux Pays-Bas : télétravail, visites à des clients néerlandais ou un jour fixe dans un établissement de l'autre côté de la frontière. La sécurité sociale bascule alors parfois vers les Pays-Bas, pour tout son salaire.

Travailleur frontalier Belgique Pays-Bas : quelle sécurité sociale ?

La règle de base figure à l'article 11 du règlement 883/2004 : la personne qui travaille dans un État membre relève de la législation de cet État, même si elle réside dans un autre État membre. Un travailleur de Terneuzen qui effectue tout son travail dans votre entreprise à Gand relève donc de la sécurité sociale belge. Vous faites une Dimona, vous le reprenez dans votre DmfA et vous payez les cotisations patronales habituelles.

S'il travaille habituellement dans deux pays, l'article 13 s'applique. L'ONSS le résume ainsi : vérifiez d'abord si le travailleur exerce une partie substantielle de son activité dans son pays de résidence, au minimum 25 % du temps de travail ou de la rémunération.

  • Oui : la législation de son pays de résidence s'applique, donc les Pays-Bas, même si vous êtes un employeur belge.
  • Non, et il ne travaille que pour vous : la législation du pays du siège de votre entreprise s'applique, donc la Belgique.

Ce choix vaut pour tout son salaire, pas jour par jour. Selon l'ONSS, un pays où il travaille moins de 5 % de son temps ou de sa rémunération n'est pas pris en compte. Les institutions tiennent compte de la situation prévue pour les 12 mois civils suivants, selon l'article 14 du règlement 987/2009.

Télétravail aux Pays-Bas : les seuils de 25 et 50 pour cent

Le télétravail est du travail aux Pays-Bas. Deux jours de télétravail par semaine pour un temps plein représentent déjà une grande part du temps de travail, bien au-delà du seuil de 25 %. Voici ce qui s'applique si vous êtes son seul employeur et que votre siège est en Belgique :

Part du travail aux Pays-BasSécurité socialeQui délivre l'A1Ce que vous faites
0 %, tout le travail en BelgiqueBelgique (article 11)Pas de travail dans deux pays, donc pas d'A1Dimona, DmfA et ONSS comme pour tout travailleur
Moins de 5 %Belgique : le travail aux Pays-Bas ne compte pasComme à la ligne suivanteComme pour tout travailleur, en suivant la part
De 5 % à moins de 25 %Belgique (article 13, paragraphe 1, b)L'institution néerlandaise détermine le pays compétent, l'ONSS délivre l'A1Signaler le travail dans plusieurs pays à l'institution néerlandaise, ensuite ONSS en Belgique
De 25 % à moins de 50 %Pays-Bas, sauf si vous demandez ensemble l'accord-cadreSans accord l'institution néerlandaise, avec accord l'ONSSChoisir : cotisations néerlandaises ou demande de télétravail à l'ONSS
50 % ou plusPays-Bas (article 13, paragraphe 1, a)L'institution néerlandaiseS'affilier auprès de l'institution néerlandaise et y payer les cotisations

Pour la personne qui réside dans un autre État membre et travaille dans plusieurs pays, l'article 16 du règlement 987/2009 confie la notification à l'institution du lieu de résidence. Celle-ci détermine d'abord la législation applicable à titre provisoire. La décision devient définitive si aucun des deux pays ne la conteste dans les 2 mois. L'ONSS le formule ainsi : si votre travailleur habite dans un autre État membre, contactez au préalable l'institution compétente de ce pays. Le déroulement de la demande en Belgique figure dans demande de formulaire A1.

L'accord-cadre sur le télétravail transfrontalier

Pour un télétravail entre 25 % et 50 %, il existe une issue. L'accord-cadre sur le télétravail transfrontalier permet d'appliquer la sécurité sociale du pays de l'employeur, à la demande conjointe de l'employeur et du travailleur. La Belgique et les Pays-Bas l'appliquent tous deux depuis le 1er juillet 2023. Selon l'ONSS, trois conditions doivent être remplies :

  1. le travailleur n'habite pas en Belgique ;
  2. son télétravail transfrontalier dans son pays de résidence représente moins de 50 % de son temps de travail total, et il effectue le reste en Belgique ;
  3. vous décidez ensemble d'appliquer la législation belge.

L'accord ne couvre que le télétravail. Si votre travailleur rend aussi régulièrement visite à des clients aux Pays-Bas, ou y travaille d'une autre manière, il en est exclu selon l'article 2 de l'accord. Il ne reste alors qu'une dérogation individuelle via l'article 16 du règlement 883/2004.

Vous introduisez la demande auprès de l'ONSS, via le service en ligne Travailler à l'étranger, comme demande de travail dans plusieurs pays. À l'étape 3, vous indiquez le pourcentage pour la Belgique et le pourcentage de télétravail aux Pays-Bas ; à l'étape 4, vous confirmez le choix et l'accord du travailleur. L'accord lui-même permet une convention de 3 ans au maximum à chaque fois. L'ONSS accepte une demande pour les 12 mois civils à venir, sur la base d'une estimation du schéma de travail, et la prolonge chaque année. Une demande pour le passé est limitée : l'accord admet au plus 3 mois en arrière, et seulement si des cotisations belges ont déjà été payées pour cette période ou si le travailleur y était couvert autrement en Belgique. Pour l'accord-cadre, le SPF Sécurité sociale mentionne la Sociale Verzekeringsbank comme institution néerlandaise compétente.

Formalisez aussi le télétravail en droit du travail. La manière de rédiger un régime fixe de télétravail figure dans notre guide sur le télétravail structurel.

Ce que fait l'employeur, domaine par domaine

DomaineLa sécurité sociale belge s'appliqueLa sécurité sociale néerlandaise s'applique
ONSSCotisations habituelles dans la DmfAPas de DmfA pour la période couverte par l'A1 néerlandais ; cotisations selon les règles néerlandaises
DimonaOui, avant le débutOui : la Dimona vaut aussi pour la personne non assujettie parce qu'elle travaille dans plusieurs pays
Attestation A1Dès qu'il y a du travail aux Pays-Bas : demande auprès du lieu de résidence ou, pour le télétravail sous l'accord, auprès de l'ONSSDélivrée par l'institution néerlandaise
Précompte professionnelSur le salaire du travail en BelgiqueSur le salaire du travail en Belgique : l'impôt suit la convention, pas la sécurité sociale
Assurance maladieMutualité belge, soins aussi aux Pays-BasAssurance néerlandaise
LimosaPas nécessairePas nécessaire

Attention à la dernière colonne. La sécurité sociale et l'impôt sont indépendants. Un travailleur peut être assuré socialement aux Pays-Bas et pourtant être imposé en Belgique sur une partie de son salaire.

Dimona, DmfA et Limosa pour un frontalier venant des Pays-Bas

Dimona. Selon les instructions administratives de l'ONSS, vous faites une Dimona pour toute personne reprise dans la DmfA, mais aussi pour les travailleurs qui exercent leurs prestations dans plusieurs pays de l'EEE et ne sont pas assujettis à la sécurité sociale belge, par exemple parce qu'ils n'habitent pas en Belgique. Vous déclarez donc toujours un frontalier néerlandais, même si les Pays-Bas sont compétents. Ce que vous remplissez et quand figure dans déclaration Dimona. Si vous nous confiez la gestion Dimona, nous suivons aussi les modifications.

DmfA. Si l'institution néerlandaise délivre un A1, l'ONSS précise que vous ne pouvez plus déclarer ce travailleur dans le régime belge pour la période couverte par l'attestation. Vous vous affiliez alors auprès de l'institution néerlandaise et payez les cotisations selon la législation et les procédures néerlandaises.

Limosa. L'ONSS exclut expressément les frontaliers : aucune obligation de déclaration pour les travailleurs qui habitent à l'étranger et travaillent en Belgique uniquement pour un employeur belge ou étranger et pour une durée indéterminée. Les travailleurs qui travaillent habituellement dans plusieurs pays pour un employeur belge en sont aussi exclus. Limosa vise les personnes occupées temporairement ou partiellement en Belgique par un employeur non belge. Les cas où vous rencontrez cette déclaration sont décrits dans déclaration Limosa.

Contrat. Un contrat écrit n'est pas un luxe pour un frontalier. Indiquez-y le lieu de travail fixe en Belgique et les jours de télétravail, afin que la part aux Pays-Bas soit fixée. Quand un contrat écrit est obligatoire, vous le lisez dans le contrat de travail écrit est-il obligatoire. Si le télétravail change plus tard, consignez-le dans un avenant au contrat de travail.

Impôt : la convention entre la Belgique et les Pays-Bas

La convention fiscale du 5 juin 2001 règle le salaire à son article 15. La règle : le salaire d'un résident des Pays-Bas n'est imposable qu'aux Pays-Bas, sauf si l'emploi est exercé en Belgique. Pour le travail qu'il effectue en Belgique, la Belgique peut imposer le salaire.

Pour votre travailleur de Flandre zélandaise, cela signifie :

  • les jours où il travaille dans votre entreprise à Gand : la Belgique peut imposer le salaire de ce travail ;
  • ses jours de télétravail aux Pays-Bas : il exerce alors son emploi aux Pays-Bas, donc seuls les Pays-Bas imposent ce salaire.

La règle bien connue des 183 jours n'aide pas ici. Elle ne réserve l'imposition au pays de résidence que si le travailleur travaille peu de temps dans l'autre pays et que le salaire est payé par un employeur qui n'est pas résident du pays de travail. Vous êtes un employeur belge : cette condition n'est jamais remplie.

Ce que vous retenez. Selon le SPF Finances, un revenu que la Belgique ne peut pas imposer en vertu d'une convention n'est pas non plus soumis au précompte professionnel belge. C'est l'article 87 de l'AR/CIR 92. Vous retenez donc le précompte professionnel sur le salaire du travail en Belgique, pas sur celui des jours de télétravail aux Pays-Bas. Tenez donc le compte, par mois, des jours travaillés dans chaque pays. Le résultat net se lit dans du brut au net, et ce qui figure sur sa fiche annuelle dans fiche 281.10.

Le 21 juin 2023, les deux pays ont signé une nouvelle convention qui doit remplacer celle de 2001. Elle n'entrera en vigueur qu'après que les deux pays auront achevé leur procédure d'approbation et se le seront notifié. Son article 14 reprend la même règle pour les salaires.

Exemple chiffré

Un grossiste gantois engage une employée qui habite à Terneuzen. Elle travaille cinq jours par semaine : trois à Gand et deux à domicile.

  • Sécurité sociale. Deux jours sur cinq, c'est 40 pour cent de travail aux Pays-Bas. C'est plus que 25 %, donc la sécurité sociale néerlandaise s'applique. C'est moins que 50 % et il s'agit uniquement de télétravail. Le grossiste et l'employée peuvent donc demander ensemble à l'ONSS de rester assurée en Belgique.
  • Impôt. La Belgique peut imposer le salaire des trois jours à Gand, seuls les Pays-Bas celui des deux jours de télétravail. Le grossiste retient le précompte professionnel sur la part belge.
  • Conséquence sans demande. Si le grossiste ne fait rien, les Pays-Bas sont compétents pour la sécurité sociale de tout son salaire, y compris les trois jours à Gand. Le grossiste paie alors des cotisations néerlandaises et pas d'ONSS pour elle.

Si la même employée ne télétravaille qu'un jour toutes les deux semaines, elle est à 10 pour cent. La Belgique reste compétente. Comme elle travaille habituellement dans deux pays, le grossiste le signale tout de même à l'institution néerlandaise. Celle-ci détermine le pays compétent, et l'ONSS délivre l'A1.

Assurance maladie, allocations familiales et chômage du frontalier

Assurance maladie. Si la sécurité sociale belge s'applique, votre travailleur s'affilie à une mutualité belge. Il reçoit des soins aux Pays-Bas via l'institution néerlandaise, pour le compte de sa mutualité belge (article 17 du règlement 883/2004), et aussi en Belgique même (article 18). Selon l'INAMI, le document qui ouvre ce droit dans l'autre pays pour un frontalier est le formulaire S1, délivré par l'organisme du pays où il est assuré. S'il relève de la sécurité sociale néerlandaise, il est assuré aux Pays-Bas pour l'ensemble de son travail : le règlement ne soumet une personne qu'à la législation d'un seul État membre.

Allocations familiales. Si les enfants ont droit à des prestations dans deux pays, l'article 68 du règlement fixe l'ordre : d'abord le droit fondé sur une activité, ensuite sur une pension, enfin sur la résidence. Avec deux droits fondés sur une activité, le pays où vivent les enfants passe en premier. L'autre pays verse au plus un complément. Laissez votre travailleur introduire la demande auprès des caisses concernées.

Chômage. Si un frontalier devient chômeur complet, il se met à disposition, selon l'article 65, des services de l'emploi de son pays de résidence et perçoit une allocation de ce pays. Pour votre travailleur néerlandais, ce sont donc les Pays-Bas, même s'il était assuré en Belgique.

Un frontalier ressortissant d'un pays hors UE

Un Néerlandais, un Belge ou un autre citoyen de l'Espace économique européen ou de la Suisse n'a pas besoin de permis de travail. Les autorités flamandes le disent expressément. Vous n'avez donc jamais besoin d'un permis unique pour lui.

Si votre candidat habite aux Pays-Bas mais a la nationalité d'un pays hors EEE, la situation est différente. La Flandre exige toujours un permis de travail pour les frontaliers. Un permis unique est impossible, car il n'habite pas en Belgique. Comme employeur, vous demandez le permis à la région où il travaillera. Il vaut au plus 12 mois, et jusqu'à 3 ans pour un profil hautement qualifié, un dirigeant ou un chercheur postdoctoral. Il reçoit au moins le salaire minimum de la commission paritaire compétente. Les conjoints de Belges ou de citoyens de l'UE qui habitent dans un pays voisin comme regroupant familial sont dispensés.

Aide à la décision : quel régime pour votre travailleur ?

Parcourez ces questions dans l'ordre, avec la semaine de travail prévue pour les 12 prochains mois.

  1. Travaille-t-il entièrement en Belgique ? Sécurité sociale belge. Pour la sécurité sociale, c'est réglé ; passez à l'impôt.
  2. Travaille-t-il moins de 5 % aux Pays-Bas ? Ce travail ne compte pas et la Belgique reste compétente.
  3. Travaille-t-il aussi pour un autre employeur ? D'autres règles de l'article 13 s'appliquent. Faites vérifier avant toute déclaration.
  4. Travaille-t-il moins de 25 % aux Pays-Bas ? La Belgique reste compétente. Signalez le travail dans deux pays à l'institution néerlandaise.
  5. Travaille-t-il moins de 50 % aux Pays-Bas, et uniquement en télétravail ? Vous pouvez demander ensemble l'accord-cadre à l'ONSS. Sans demande, les Pays-Bas sont compétents.
  6. Sinon : sécurité sociale néerlandaise. Vous vous affiliez auprès de l'institution néerlandaise.

Ensuite l'impôt, indépendamment du résultat ci-dessus : combien de jours travaille-t-il physiquement en Belgique ? Vous retenez le précompte professionnel sur le salaire de ces jours.

Ce que vous faites comme employeur pour un frontalier venant des Pays-Bas

  1. Fixez le schéma de travail. Combien de jours en Belgique, combien à domicile aux Pays-Bas, et travaille-t-il chez des clients néerlandais ? Inscrivez-le dans le contrat ou la convention de télétravail.
  2. Déterminez le pays compétent avec l'aide à la décision ci-dessus, sur la base des 12 mois prévus.
  3. Faites la Dimona au plus tard quand il commence à travailler, même si les Pays-Bas s'avèrent compétents.
  4. Demandez l'A1 au bon endroit. Télétravail sous l'accord-cadre : à l'ONSS. Autres situations de travail dans deux pays : à l'institution néerlandaise. Suivez la date de fin et prolongez à temps.
  5. Organisez le traitement de la paie. Belgique compétente : ONSS dans la DmfA. Pays-Bas compétents : pas de DmfA pour cette période, mais affiliation et cotisations aux Pays-Bas.
  6. Scindez le salaire pour l'impôt. Précompte professionnel sur la part du travail en Belgique, pas sur celle des jours de télétravail aux Pays-Bas. Tenez le compte des jours par mois.
  7. Suivez les changements. Un jour de télétravail en plus, un déménagement ou un nouveau client aux Pays-Bas peut inverser le régime. Réexaminez au moins à chaque changement du schéma de travail.

Les erreurs que nous voyons souvent

  • Ne pas compter le télétravail aux Pays-Bas. Deux jours de télétravail par semaine font basculer la sécurité sociale vers les Pays-Bas, même si le contrat dit qu'il travaille à Gand.
  • Demander l'A1 à l'ONSS pour un simple travail dans deux pays. Pour un travailleur qui habite aux Pays-Bas, c'est l'institution néerlandaise qui décide. Seul le télétravail sous l'accord-cadre passe par l'ONSS.
  • Confondre sécurité sociale et impôt. Un A1 belge ne signifie pas que tout le salaire est imposé en Belgique.
  • Le précompte professionnel sur tout le salaire. La Belgique ne peut pas imposer les jours de télétravail aux Pays-Bas.
  • Engager un ressortissant hors UE venant des Pays-Bas sans permis de travail. Habiter légalement aux Pays-Bas ne lui donne pas le droit de travailler en Flandre.

Ce que Business Centrum fait pour vous

Pour chaque travailleur venant des Pays-Bas, nous vérifions quel pays est compétent pour sa sécurité sociale, nous faisons la Dimona et demandons l'A1 à l'ONSS quand l'accord-cadre sur le télétravail s'applique. Dans votre administration salariale, nous scindons le salaire pour le précompte professionnel par jour de travail, avec Acerta. Dans le contrat, nous décrivons le schéma de travail de sorte que la part aux Pays-Bas soit fixée. Vous hésitez pour un travailleur qui habite de l'autre côté de la frontière ? Faites-le vérifier avant d'établir la première fiche de paie.

Travailleur frontalier Belgique Pays-Bas : questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un travailleur frontalier entre la Belgique et les Pays-Bas ?

Une personne qui travaille dans un pays et habite dans l'autre, et qui rentre en principe chez elle chaque jour ou au moins une fois par semaine. C'est la définition européenne du règlement 883/2004. Pour un employeur gantois, il s'agit le plus souvent d'un travailleur de Flandre zélandaise qui fait la navette vers votre entreprise.

Quelle sécurité sociale s'applique à un travailleur qui habite aux Pays-Bas et travaille en Belgique ?

S'il travaille uniquement en Belgique, la belge. S'il travaille aussi aux Pays-Bas, par exemple depuis son domicile, la part compte : à partir de 25 pour cent de son temps de travail ou de sa rémunération aux Pays-Bas, la sécurité sociale néerlandaise s'applique à tout son salaire. Sous ce seuil, c'est la Belgique, si vous êtes son seul employeur.

Un frontalier néerlandais peut-il télétravailler sans changer de sécurité sociale ?

Jusqu'à un peu moins de 25 pour cent de son temps de travail, rien ne change. S'il télétravaille davantage, mais moins de 50 pour cent, vous pouvez demander ensemble que la sécurité sociale belge reste d'application. Vous le faites auprès de l'ONSS, sur la base de l'accord-cadre européen sur le télétravail transfrontalier, que les Pays-Bas ont signé.

Où un travailleur frontalier Belgique Pays-Bas paie-t-il ses impôts ?

Selon la convention fiscale entre les deux pays, la Belgique peut imposer le salaire du travail qu'il exerce en Belgique. Le salaire de ses jours de télétravail aux Pays-Bas n'est imposable qu'aux Pays-Bas. Vous retenez le précompte professionnel sur la part que la Belgique peut imposer, pas sur la part néerlandaise.

Dois-je faire une Dimona pour un travailleur qui habite aux Pays-Bas ?

Oui. La Dimona vaut aussi pour les personnes qui travaillent dans plusieurs pays de l'EEE et ne relèvent pas pour cette raison de la sécurité sociale belge. Si la sécurité sociale néerlandaise s'applique, vous ne le reprenez pas dans votre déclaration ONSS pour cette période et vous payez les cotisations selon les règles néerlandaises.

Un frontalier venant des Pays-Bas a-t-il besoin d'une déclaration Limosa ou d'un permis de travail ?

Pas de Limosa : selon l'ONSS, les frontaliers qui habitent à l'étranger et travaillent en Belgique pour une durée indéterminée sont expressément exclus. Un Néerlandais ou un autre citoyen de l'EEE n'a pas besoin de permis de travail. Un travailleur hors EEE qui habite aux Pays-Bas, si : la Flandre lui délivre un permis de travail de frontalier, pas un permis unique.

À lire aussi

Sources

Chaque montant et chaque délai de cette page a été vérifié auprès de ces sources officielles, consultées pour la dernière fois le .

Comment nous vérifions

Travailleur frontalier Belgique Pays-Bas

Vous préférez qu'on vérifie pour vous ?

Votre interlocuteur fixe chez Business Centrum examine votre situation, avec Acerta.